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24 juillet 2005 7 24 /07 /juillet /2005 00:00





avec matériel de propriétaire: Une feuille de barre d'espacement de Bristolpapier, de papier Kastanie foncé pour les oreilles et le menton, Kastanie clairement pour la marque autour de l'oeil noir foncé s'est levé pour la langue, s'est levé clairement pour le gris de lèvre clairement pour l'os gris foncé pour la lèvre et le caillou.


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23 juillet 2005 6 23 /07 /juillet /2005 00:00

 

                   comme s'il n'y avait pas d'image
    [ 

de l'image
je te raconterai l'image
]


                   vois, c'est l'enfant, il est là
sur des matelas qui s'entassent du poids
... le matin qui suivit la journée compliquée
l'enfant, par une passe de premier plan /
heureuse mé-prise /
se retrouva dans la mer / lui-même pris dans un gris
trouble ou :
la mer sur l'enfant sans préméditation aucune
ni qu'elle s'en aperçoive ... une certaine indifférence
de mer à enfant
cependant qu'il continue à remuer ses jambes
et moi, prise par les deux l'un sur l'autre
à ne plus savoir sur qui l'importance
mise aux pieds nette
dans le dommage de la coupure


 
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22 juillet 2005 5 22 /07 /juillet /2005 00:00



s'il se peut

cela ne noue ne sert qu'à cela
ce la su cela ne su cela ne su ffira ne me cela ne me pas

à t' a bs e n t e r
ne me me s u ne me suffira je ne me suffis pas de qui dit de ce
qui dit que ce rien me suffira pas. du rien ne me suffit pas
de l'a bsence couvre la peur l'a peur de ne pas finir (n'en fini jamais la peur)de ne pas savoir ce qui se finit ce qui se dé-finit
est-il déjà fini ?
(et tout à l'heure, celle, brutale, de ne plus vous voir
vous qui êtes. celle qui
et qui ne m'êtes
encore et juste cet encore
d'entre les corps



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22 juillet 2005 5 22 /07 /juillet /2005 00:00

comme si parlant apprendre la parole [à prendre aussi comme tentatives de détournement le texte bruissant invente l'envers de la peau de la pierre [1er couche] tendre ce qui se noue à l'intérieur n'est pas mais tendre à tout ce qui ne s     ' a   t   t  e  n  d   p a s



, sûrement pas ma parole ! à s'en distordre le cou du corps du texte brut
                         située là l'écriture
adressée fragile de l'instant [à garder] [à garder]      
[à garder]
hier je vous ai senti du bout des doigts






                               si zut




                             



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21 juillet 2005 4 21 /07 /juillet /2005 00:00

 



Il y a une façon de toucher la poussière
et de s'y griser les doigts...


Savez vous le repas des ogresses ?
se nourrissent des trous des autres...






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21 juillet 2005 4 21 /07 /juillet /2005 00:00




certes il y a coudre la mère
et parce que vous êtes un homme
et parce que je suis une mère



(d'un garçon en second
et d'une fille en premier
d'une fille/mère et moi-même
fille/mère de la mienne
mère à trois poids de mères
mères emboîtées mère/fille
queue leu leu de mères à la file
trois enrôlées de l'acte mère.

                        puis, il y a ceux qui portent
                        et ceux qui pertent
(et non pas la mère qui brâme à l'étrange
mais une qui se décroche les mamelles)
cousue d'en haut
et cousue d'en bas.
empaillée belle et bonne.
Lire dé-coud quelque peu
écrire dé-coud autre chose
mais décousue la paille s'échappe
(dans les images s'en tamponne
allègrement la bouche à grands fils





"S'enjoindre de tout dire c'est se charger aussi de dire que le tout (nommable) n'est rien sans le trou d'innommable que le fait de nommer ouvre à chaque détour de phrase sous les pas du nommé."

Christian Prigent "L'Incontenable" p.80 ed P.O.L

 




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20 juillet 2005 3 20 /07 /juillet /2005 00:00

Si je meurs, je veux qu'on m'empaille...
avec soin, bouche entr'ouverte,
pour y glisser une cigarette et des bonbons à la réglisse
et pour laisser aux mots derniers le droit de sortir...
Empaillée,
je veux qu'on m'aime encore
posée entre les choses avec précaution attentive...
les araignées d'accord,
mais pas trop,
pas de nichées intempestives...juste attention aux restes de la nuit, relief
repas et os tendres, oeil lapin de belle couleur angora coiffé tresse et dos blanc
tous les matins, siffler autour du cou l'invitation du jour
la bouteille d'eau claire, le papier à rouler...
                                                          matin et soir, du thé...


              secouez en sortant nos étoffes à vos pieds

bien compté de nos comptes que tous les chiffres en tombent
le temps m'en importe, le temps m'assied

je souffle ...

 

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19 juillet 2005 2 19 /07 /juillet /2005 00:00





q u a n d   l e   c i e l   s ' e s t   v i d é   
e l l e   n ' y   a   p a s   c r u   t o u t   d ' a b o r d
o n    n e    c r o i t    p a s    c e s   c h o s e s   l à
                                                                                          n'est ce pas ?

  vous même  ?  sentez vous ?
                                                           au dessus de vous
                                                           le ciel vide                                                       








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19 juillet 2005 2 19 /07 /juillet /2005 00:00



 

histoire d'orange orange l'histoire de l'orange est une gorgée au milieu du reste comme je sais faire je ne sais pas que faire, tu comprends ? tant et tant tant que ça, je ne fais que ça : prendre l'orange et l'éplucher, la sortir de sa peau d'orange et enlever avec les ongles délicatement gratter cette fine là peau là, plus blanche, si fine et douce cachée sous, retenant tous les liquides ceux qui coulent au cou coulent aux cuisses aussi l'orange y tombe goutte à goutte
et tant et tant j'en ai mangé et tant et tant j'en ai parlé à dire à écrire et décrire et d'écrire cette et celles ces oranges que je mangeais pendant le temps tout ce temps passé aux lettres,des lettres
bues
avec, justement tu vois, c'était avec les oranges,
janvier je crois et février encore je ne me suis nourrie que de ça et pour dire là encore j'y pense, tu me fais penser à ces oranges là de la peau des mots d'oranges magnifiques les oranges comme de l'eau

puis le temps du rendez vous compte, la rencontre
contre, il faisait si chaud
si chaud qu'à peine la robe sur la peau entre
la tente, à ne pas  à ne plus, ni debout tenir
et dessous, c'était si étroit contre oui étroit et chaud
et l'orange la sienne, une en réponse aux miennes (tant et tant, je l'ai dit mais encore, je dis ( elles me sont restées dedans celles ci
jusqu'au rendez vous
et son orange à lui sans aucune laine d'orage à s'y pleine perdre boucherie dans l'haleine de l'autre qui peut-être...
lui peut être aussi sec que l'été
n'est pas la saison des oranges

tu vois, tu vois,
même les fruits nous aggravent.






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18 juillet 2005 1 18 /07 /juillet /2005 00:00






dans sa poche,
tous les soirs ou presque,     e l l e   r a m e n a i t   u n e   p o i g n é e   d e   s a b l e .



C h e z   e l l e   b i e n   à   l ' a b r i      entourée de rochers,     la mer  g r a n d i s s a i t ...


...  s u r    s e s    m u r s   e l l e     f a i s a i t     s é c h e r     d e s     h a r e n g s .







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